Merci pour votre présence

Vous avez été nombreux ce 1er mai à vivre cette journée de pèlerinage au sanctuaire de Banneux Notre-Dame et nous vous en remercions vivement. Retrouvez sur cette page :

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Mot d’introduction à la marche

Merci à chacun d’être là ; merci aux évêques pour leur présence et leur soutien : Mgr Terlinden, Mgr Hoogmartens, Mgr Rossignol, Mgr Delville et Mgr Lejeusne, et merci à l’équipe du CNV – les abbés Joël, Vincent, Xavier, Hadelin, Bruno, sœurs Jacqueline et Françoise, Fabienne et Bénédicte…

Magnifique diversité de nos vocations que nous sommes appelés à vivre dans la complémentarité sachant que chacun de nous a une mission.

« Que je sois riche ou pauvre, méprisé ou estimé par les hommes, Dieu me connaît et m’appelle par mon nom [...] Dieu m’a créé pour lui rendre un service précis ; il m’a confié une tâche qu’il n’a confiée à personne d'autre. J’ai ma mission. »

— Saint John Henry Newman

Lorsque nous avons parlé aux évêques de cette initiative du 1er mai, ils ont montré leur enthousiasme et nous ont demandé de l’organiser à Banneux pour l’ouverture des pèlerinages.

Les apparitions à Banneux

Dans toutes les apparitions mariales, les petits sont au cœur de la révélation. On est toujours invités à entrer dans la louange du Christ à son Père en disant :

« Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux habiles et de l’avoir révélé aux tout petits. »

— Matthieu 11,25

Huit apparitions entre le 15 janvier et le 2 mars 1933, 80 mots, des gestes, des signes, des prières, des sourires et des larmes. Et beaucoup de profondeur ! La Mère de Dieu, la Vierge des Pauvres visite et appelle une jeune fille de 11 ans et demi, Mariette, qu’elle conduit en plein hiver glacial et dans la nuit à une source qui lui est réservée. La source c’est le Christ, c’est la source de notre vie !

« Notre Seigneur se donne et nous arrive par Marie. Entre Lui et nous, elle est toujours là. »

— Dom A. Guillerand

Il s’agit d’aller vers le Christ, car c’est en Lui que tout a été créé et que tout est restauré.La Dame fit donc à Mariette un signe d’appel de la main en s’éloignant à reculons pour la conduire à la source et elle invite Mariette à pousser les mains dans l’eau. Nous sommes invités à faire de même, à la fin de la marche. Nous sommes invités à renouveler notre alliance avec le Seigneur, alliance de notre baptême, de notre ordination, de notre appel, alliance de nos vœux, de notre engagement de vie… Dieu sait ce qu’il veut renouveler en nous ! Oui, nous avons tous rendez-vous avec Marie, la Vierge des Pauvres. Ce nom que Marie a dévoilé ici évoque la première béatitude :

« Heureux les pauvres en esprit car le Royaume des cieux est à eux. »

— Matthieu 5,3
Il s’agit de cette pauvreté « en esprit » qui, par la grâce, consiste à se rendre libre pour Dieu, et ainsi recevoir le « trésor caché » du Royaume. C’est ce que Mariette a fait sans être préparée mais guidée dans la rencontre par la belle Dame. Rien n’était plus important que cette rencontre avec la Dame, sa vie était comme aimantée. On pense à ce que la philosophe Simone Weil dit de l’humilité : « L’humilité, c’est le refus d’exister en dehors de Dieu. » Dieu se laisse rencontrer dans la dépossession et non dans la maîtrise !

Lors de la 5e apparition, Marie dit, je viens soulager la souffrance. Lors de la 3e apparition, elle avait déjà fait allusion aux malades et aux besoins des Nations. Et comment soulage-t-on les souffrances ? En compatissant, en étant pleinement présent à l’autre qui souffre. Marie est Mère de miséricorde, est là à nos côtés, toujours, sensible à toutes souffrances, physique, psychologique, spirituelle. Elle nous invite à porter les souffrances de ce monde. Déposons-les avec foi et portons les dans l’espérance.

En toile de fond des apparitions de la Vierge Marie à Mariette, il y a l’histoire du chapelain de Banneux, l’abbé Louis Jamin.

C’est un jeune prêtre qui ne va pas bien : une profonde dépression met en doute sa foi et sa vocation. Il vient d’être muté à Banneux pour se refaire une santé. Mais il s’enfonce dans la nuit.
Et voilà qu’une jeune fille peu éduquée de son village, non pratiquante ou si peu, lui dit qu’elle voit la Sainte Vierge ! Plein de doute, il observe Mariette, l’écoute et lui dit de demander un signe.

Lors de la 6e apparition, le mercredi 15 février 1933, après avoir récité sept dizaines du chapelet, Mariette aperçut la Sainte Vierge et lui posa la question suivante :

« Sainte Vierge, Monsieur le Chapelain m’a dit de vous demander un signe »

Il y eut un très long silence. Mariette recommença ses prières ; puis se tut à nouveau, et se mit à pleurer silencieusement. La Sainte Vierge répondit par ces mots :

« Croyez en moi, Je croirai en vous »

Ensuite, Elle confia quelque chose à Mariette pour elle seule, et enfin, repartit après avoir dit :

« Priez beaucoup. Au revoir. »

Cette réponse a littéralement transpercé le cœur de l’abbé Jamin. Mariette ne pouvait avoir inventé cette phrase qui résumait l’évangile ! Quand un malade vient voir le Christ, Jésus ne lui demande pas s’il a bien agi ou s’il est fidèle mais il demande s’il croit dans le Fils de l’homme ! Cette parole « Croyez en moi, je croirai en vous » guérit totalement l’abbé Jamin de son incrédulité ! Il conservait toutefois un dernier doute sur l’identité de la Vierge Marie. Mais celui-ci s’est envolé lors de la dernière apparition du 2 mars à 19h, quand la Vierge annonce : « Je suis la Mère du Sauveur, la Mère de Dieu. Priez beaucoup. Adieu ».

Dans ses notes intimes, il écrit :

« Mes doutes sur les Écritures, le dogme et mes préventions à l’égard de Lourdes tombèrent, j’entrai dans une vie nouvelle, une vie de simplicité, de lumière, d’abandon… »

Et l’abbé Jamin est devenu un véritable apôtre : de lui on garde les entretiens précis réalisés avec Mariette qui ont aidé à authentifier les apparitions ; il a protégé Mariette et toute sa famille assaillie par d’innombrables pèlerins et curieux ; il a contribué au déploiement matériel et spirituel du sanctuaire sans avoir le premier franc, il cherche des lieux d’hospitalité et organise des triduums pour les malades, cherche à accueillir les jeunes, etc.

Il est décédé le 2 mars 1961 à la date et l’heure anniversaire de la dernière apparition. Après sa mort, on a retrouvé chez lui un petit billet sur lequel il avait écrit : « le premier miracle de Banneux c’est ma conversion ». En découvrant la vie de l’abbé Jamin, j’entendais en écho cette prière reprise en Mc 9.24 « Je crois, viens au secours de mon incrédulité » et Jésus qui dit « tout est possible à celui qui croit ! »

Le message de Banneux n’a pas vieilli :

Dieu appelle, il prend toujours l’initiative. Il attend que nous ouvrions humblement notre cœur à son appel, que nous l’écoutions, que nous lui fassions confiance… que nous lui obéissions et que nous priions beaucoup.

Dans 3 des 8 messages, la Vierge demande de prier beaucoup ! Cette journée sera ce que nous en ferons.

Recevons notre mission particulière pour cette journée précise sans rien choisir de nous-mêmes » comme le dit Ste Bénédicte de la Croix. Sachons ce que nous sommes, aimons ce que nous sommes et vivons ce que nous sommes… Rencontrons-nous, rendons grâce, prions, nous propagerons la véritable espérance et la vraie joie.
Véronique Bontemps

Propositions pour l’année

Malines-Bruxelles

  • Groupes Samuel
  • Week-end vocations
  • Samuel Junior
  • SpiritAltitude

Liège

  • Accompagnement personnalisé avec le Service des Vocations : 0492 36 82 03

Namur

  • Parcours de discernement
  • Week-ends en monastère
  • Vocation International Forum

Tournai

  • Groupe Samuel pour les 17-25 ans, un samedi tous les deux mois.

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